POURQUOI MAINTENANT?
Le ton de notre débat public n'est plus vraiment... suisse.
À l'approche de la votation de juin, le volume monte — et la rigueur recule. À droite, l'immigration est amalgamée à la criminalité. À gauche, on affirme qu'un oui signerait automatiquement la fin des bilatérales. Les deux caricaturent — et ça n'aide personne. La Suisse a une tradition de débat calme et factuel. On écoute, on vérifie, on décide — avec mesure, sans hystérie. C'est ça, le style suisse. Modus Helveticus n'est pas une campagne. C'est un espace pour ceux qui prennent la démocratie au sérieux.

